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Picarvie, un musée qui a une âme !
Parce que les objets et les outils marquent la vie d’une époque et d’un territoire, Paul Longuein, amoureux de sa région et de son village, s’est chargé de la belle tâche d’en transmettre les usages et l’histoire. Pendant plus de 30 ans, cet entrepreneur, né à
Parlez-nous de votre collection,
qu’est-ce qui la caractérise ?
PL : Entre 25 et 30 métiers sont mis en situation, du maréchal-ferrant à la rempailleuse. Ce sont tous des métiers manuels et l’on décompte 7 000 outils ! On y retrouve aussi la vie
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d’un village au siècle dernier : l’école, l’estaminet, la ferme tels que je les ai connus. Nombre de visiteurs revivent leur passé et le partagent avec leurs enfants et petits-enfants…

Pourquoi avez-vous souhaité vendre le musée à l’organisme présidé par M. Bignon ?
PL : Je ne voulais pas que le musée ferme… Après plusieurs tentatives de vente qui n’ont pu aboutir, je me suis rapproché de M. Cornette et M. Bignon qui ont compris mon souhait de continuer et de ne pas voir disperser la collection. Je continue de vivre au-dessus du musée et viens faire un petit tour régulièrement, participer aux visites, et transmettre aux jeunes guides les anecdotes. C’est une grande satisfaction pour moi.
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La Chambre Régionale des Comptes de Picardie a récemment adressé au SMACOPI ses observations sur la gestion du Syndicat Mixte qu’elle a contrôlé pour la période 1994-2001.
Certaines anomalies sont relevées par la juridiction financière mais le résultat est globalement positif pour le SMACOPI, compte tenu de l’ampleur des tâches confiées et de la croissance très rapide de ses activités pendant la période contrôlée Je redis à cette occasion ma fierté de présider depuis 1998, un organisme trentenaire, qui incarne en Baie de Somme la politique du Conseil Général en matière de gestion des milieux naturels et de développement de l’économie touristique. Son activité novatrice doit beaucoup à la qualité de l’équipe qui le constitue et qui a toute ma confiance.
Au-delà de l’information “grand public” assurée par la presse, j’ai pensé que chacun pouvait souhaiter être personnellement informé du contenu de ce rapport. Il est donc sur le site internet www.baiedesomme.org/rapport2005.pdf  et si vous le désirez, une copie “papier” vous sera communiquée sur simple demande.
N’hésitez pas à formuler vos propres observations à partir de sa lecture : nous y serons  très attentifs.
Nous souhaitons évidemment progresser et ce rapport est l’occasion de mieux partager avec tous la connaissance de nos politiques.
Sélectionnée pour devenir “Grand Site de France”, membre du Club des Plus Belles Baies du Monde, la Baie de Somme s’est vue dotée, pour assurer son avenir, d’un outil original que beaucoup nous envient : il faut aujourd’hui poursuivre son développement avec exigence et détermination !
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Eté 2005 - N°36
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S O M M A I R E
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Saigneville, a rassemblé une importante collection d’outils. Puis il a choisi Saint-Valery-sur-Somme pour créer le Musée Picarvie qu’il a nommé écomusée… confirmant ainsi sa volonté de rendre vivante la mémoire locale. Nous lui avons demandé de nous raconter l’histoire du lieu et de ses collections.

Quand le musée a-t-il ouvert ses portes ?
PAUL LONGUEIN : Le 15 avril 1990 ; 15 jours après ma date de retraite d’entrepreneur ! C’est en tant que “rédeux” que la passion de la collection a démarré il y a 30 ans : un casse-cailloux de cantonnier a été le premier outil trouvé dans une réderie… Le virus était enclenché puisque de collectionneur d’outils je suis devenu collectionneur de “métiers”… C’était la bonne époque car les artisans passaient à l’ère du mécanique. J’allais les voir, ils me confiaient leurs outils et m’expliquaient à quoi chacun d’eux servait, me contaient des anecdotes… Petit à petit l’idée a germé d’en faire un musée.

Pourquoi Saint-Valery-sur-Somme ?
PL : C’est un lieu que ma femme et moi aimons et où nous souhaitions nous installer… Ce bâtiment était un hangar agricole. Nous l’avons acheté, entièrement aménagé et transformé pour créer ce musée et notre habitation.