Gestion
des milieux naturels

La Réserve Naturelle de la Baie de Somme


Les oiseaux d’eau de plus en plus nombreux

A l’occasion du renouvellement du plan de gestion de la Réserve Naturelle de la Baie de Somme, les 29 principales espèces d’oiseaux d’eau hivernant sur le site ont été regardées à la loupe.

La Baie de Somme accueille 1 % des effectifs internationaux de 2 d’entre eux, le Tadorne de Belon et le Canard pilet, tandis que 10 à 11, selon le climat, dépassent le seuil de 1 % de l’effectif national : le Canard souchet, l’Huîtrier-pie, le Bécasseau variable, le Courlis cendré et le Chevalier gambette.

Ces espèces, et bien d’autres, présentent une augmentation de leurs effectifs sur le site : le Grand Cormoran, le Cygne muet, l’Oie cendrée, la Sarcelle d’hiver, le Fuligule morillon, la Foulque, l’Avocette et le Pluvier argenté. Ainsi la Baie de Somme garde une place de premier rang pour l’hivernage de ces oiseaux en France. Plusieurs facteurs l’expliquent :
• la Baie est très productive en invertébrés (hormis les coques ces dernières années), base de l’alimentation des oiseaux et plus particulièrement des Limicoles, petits échassiers du bord de mer ;
• le statut de réserve naturelle et la mise en place de mesures de protection, assurent la quiétude des oiseaux ;
• la gestion des habitats : la conversion de zones cultivées en milieux prairiaux depuis 1992, ainsi que l’adoucissement des plans d’eau, favorisent les stationnements des canards notamment. L’anse Bidard, devenue zone humide, doit être fauchée pour être accessible aux canards en quête d’alimentation au cours de la nuit. Depuis plusieurs années, le SMACOPI procède donc à la fauche de cette végétation ;
• la gestion de l’eau sur les milieux prairiaux proches de la Réserve leur permet l’accès aux ressources alimentaires importantes.

2 spécimens d’avocettes, espèce dont les effectifs ont largement augmenté sur le site

Natura 2000

Que se passe-t-il chez nos voisins européens ?

Pour maintenir la diversité des habitats et des espèces dans l’Union Européenne, le réseau Natura 2000 doit concerner des sites dans tous les Etats membres et dans toutes les régions. Après un départ très inégal, les Etats européens ont proposé des listes substantielles de sites. Au cours des prochains mois, la Commission et les Etats membres vont évaluer les sites proposés pour les cinq grandes régions biogéographiques de l’Europe : alpine, méditerranéenne, boréale, atlantique et continentale.

Un espace de près de 350 000 km2
Natura 2000 deviendra alors une réalité tangible : un réseau européen de sites gérés en tenant compte de leur valeur naturelle. La taille même du réseau, probablement plus de 13 % du territoire communautaire (équivalent à la surface de l’Allemagne) montre que Natura 2000 devient un élément majeur de la conservation des espaces naturels.

429 sites supplémentaires
Au titre de la Directive Habitats, des progrès significatifs ont été réalisés :
• l’Espagne a complété sa liste par 271 nouveaux sites pour la région méditerranéenne,
• l’Irlande a ajouté 45 sites à sa liste nationale qui couvre maintenant 14,1 % de son territoire,
• le Royaume-Uni a proposé 113 sites supplémentaires qui, compte tenu de ceux déjà transmis, portent la surface totale proposée à 8,9 % de son territoire.
Le graphique ci-dessous présente la surface de territoires proposée dans le réseau Natura 2000 par chaque Etat de l’Union Européenne.

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Source : lettre d'info Natura 2000
Surface consacrée par chaque Etat membre au réseau Natura 2000 en 2001