N° 12 - Avril 1998
 
   

André Leduc, bilan d’une présidence

M. Leduc, vous allez bientôt prendre votre retraite, quel bilan faites-vous de votre présidence du SMACOPI ?
Après 28 ans de mandat au Conseil Général et plus de 15 années de présidence au SMACOPI, je tenais à rendre hommage à toutes celles et tous ceux qui ont permis, tout au long de ces deux dernières décennies, à la Côte Picarde de devenir un exemple écologique et économique de développement. 

En succédant à Max Lejeune à la tête du SMACOPI, vous avez présidé aux destinées d’une équipe. Comment cela s’est-il passé ?
J’ai eu le privilège de connaître le SMACOPI dès sa création, il y a plus de 20 ans. Le Syndicat Mixte pour l’Aménagement de la Côte Picarde a été créé à l’initiative de Max Lejeune à qui j’ai succédé en 1982. Je tiens à témoigner de la valeur et du sérieux de l’équipe qui entoure son directeur dont l’esprit d’initiative est toujours en éveil. Je tiens aussi à témoigner combien a été encourageant pour le SMACOPI, le soutien permanent, confiant et efficace du Conseil Régional de Picardie, du Président du Conseil Général de la Somme, de tous mes collègues conseillers généraux, des services du Département et des membres du Comité Syndical. 

Quelles ont été les grandes réalisations du Syndicat Mixte ?
Créer une destination touristique à vocation européenne en respectant les grands équilibres naturels fut, dès 1970, la grande ambition exprimée pour la Côte Picarde, inscrite au schéma d’aménagement de la Côte en 1975. Le premier contrat de plan Etat Région signé en 1984 a été suivi, un an après, de la réalisation du Parc Aquatique de Quend/Fort-Mahon. Avec l’aide de nos différents partenaires, nous avons au cours des années, constitué d’importantes réserves foncières pour la préservation, la valorisation de l’environnement et la mise en place de zones de préemption au bénéfice du Conservatoire du Littoral. Nous avons également construit d’importants équipements touristiques et de loisirs complémentaires au Parc Ornithologique du Marquenterre et au Chemin de Fer de la Baie de Somme : Maison de l’Oiseau, Jardins de Valloires, Résidence du Cap Hornu, Golf de Belle Dune, tous gérés par le SMACOPI. Nous assurons par ailleurs, la gestion allant du simple entretien aux travaux lourds de réhabilitation, de 13 sites, répartis sur plus de 4 000 ha. Le SMACOPI a travaillé en étroite collaboration avec les élus des communes du littoral qui l’ont souhaité pour entreprendre les rénovations de leur environnement urbain.

Comment voyez-vous l’avenir ?
Le chemin parcouru a été remarquable, même si celui-ci est bien loin d’être achevé car la Baie de Somme et le rivage côtier donneront encore bien des soucis. Je pense que le SMACOPI a joué et jouera encore un grand rôle dans le développement de la Côte Picarde. Et j’ajouterai même que s’il n’existait pas, il faudrait l’inventer !