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André
Leduc, bilan d’une présidence

M. Leduc, vous allez bientôt prendre votre retraite,
quel bilan faites-vous de votre présidence du SMACOPI ?
Après 28 ans de mandat au Conseil Général et plus de 15 années de présidence
au SMACOPI, je tenais à rendre hommage à toutes celles et tous ceux qui
ont permis, tout au long de ces deux dernières décennies, à la Côte Picarde
de devenir un exemple écologique et économique de développement.
En succédant à Max Lejeune à la tête du SMACOPI, vous
avez présidé aux destinées d’une équipe. Comment cela s’est-il passé ?
J’ai eu le privilège de connaître le SMACOPI dès sa création, il y a plus
de 20 ans. Le Syndicat Mixte pour l’Aménagement de la Côte Picarde a été
créé à l’initiative de Max Lejeune à qui j’ai succédé en 1982. Je tiens
à témoigner de la valeur et du sérieux de l’équipe qui entoure son directeur
dont l’esprit d’initiative est toujours en éveil. Je tiens aussi à témoigner
combien a été encourageant pour le SMACOPI, le soutien permanent, confiant
et efficace du Conseil Régional de Picardie, du Président du Conseil Général
de la Somme, de tous mes collègues conseillers généraux, des services
du Département et des membres du Comité Syndical.
Quelles ont été les grandes réalisations du Syndicat
Mixte ?
Créer une destination touristique à vocation européenne en respectant
les grands équilibres naturels fut, dès 1970, la grande ambition exprimée
pour la Côte Picarde, inscrite au schéma d’aménagement de la Côte en 1975.
Le premier contrat de plan Etat Région signé en 1984 a été suivi, un an
après, de la réalisation du Parc Aquatique de Quend/Fort-Mahon. Avec l’aide
de nos différents partenaires, nous avons au cours des années, constitué
d’importantes réserves foncières pour la préservation, la valorisation
de l’environnement et la mise en place de zones de préemption au bénéfice
du Conservatoire du Littoral. Nous avons également construit d’importants
équipements touristiques et de loisirs complémentaires au Parc Ornithologique
du Marquenterre et au Chemin de Fer de la Baie de Somme : Maison de l’Oiseau,
Jardins de Valloires, Résidence du Cap Hornu, Golf de Belle Dune, tous
gérés par le SMACOPI. Nous assurons par ailleurs, la gestion allant du
simple entretien aux travaux lourds de réhabilitation, de 13 sites, répartis
sur plus de 4 000 ha. Le SMACOPI a travaillé en étroite collaboration
avec les élus des communes du littoral qui l’ont souhaité pour entreprendre
les rénovations de leur environnement urbain.
Comment voyez-vous l’avenir ?
Le chemin parcouru a été remarquable, même si celui-ci est bien loin d’être
achevé car la Baie de Somme et le rivage côtier donneront encore bien
des soucis. Je pense que le SMACOPI a joué et jouera encore un grand rôle
dans le développement de la Côte Picarde. Et j’ajouterai même que s’il
n’existait pas, il faudrait l’inventer !
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